Inés Miralles a rompu le silence après la condamnation pour la mort de la pédiatre Soledad Barrera. Il a dénoncé la disparition du fentanyl aux mains de son assistant, a accusé le manque de garanties du parquet et a séparé son avantage administratif controversé de tout favoritisme de la part du ministre.
Le réseau de fautes professionnelles du système de santé uruguayen vient d’entrer dans un terrain de justifications et d’incohérences corporatives qui ébranlent la crédibilité des protocoles chirurgicaux. L'anesthésiste Inés Miralles, reconnue pénalement coupable de l'homicide involontaire de la pédiatre Soledad Barrera, victime d'un arrêt cardiorespiratoire en 2023 lors d'une opération à la vésicule biliaire et décédée après dix mois dans un état végétatif, a décidé de rompre le secret pour présenter une défense qui dégage sa responsabilité directe et pointe contre le reste de l'équipe médicale. Dans un scénario où la douleur d'une famille détruite croise les résolutions de la direction politique, le professionnel a remis en question la rigueur de l'enquête et a défendu l'intervention controversée du Ministère de la Santé Publique (MSP), sous la direction de [cristina lustemberg], qui a réduit considérablement son interdiction d'exercer la médecine.
Cette contre-offensive médiatique, qui cherche à inverser l'impact d'un dossier judiciaire déjà clos, a acquis une visibilité absolue lors de l'entretien avec Carve informative (Radio Carve). Dans cet espace radiophonique, Miralles a visé le parquet, a décrit le processus abrégé dans lequel il a reconnu sa culpabilité comme une sortie forcée en raison du "manque de garanties" du système judiciaire, et a catégoriquement nié les rumeurs qui circulaient dans les salles des mutuelles au sujet d'une prétendue dépendance au fentanyl, un puissant opioïde à usage contrôlé qui est devenu l'une des clés de la suspicion médicale.
🔴 L'anesthésiste a rompu le silence: il a nié la dépendance au fentanyl, a soutenu qu'il y avait d'autres responsables de la faute professionnelle et a parlé du lien avec la ministre Cristina Lustemberg
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– Radio Carve 850 AM (@carve850) 26 mai 2026
La reconstitution des heures critiques au sein du bloc opératoire révèle de graves contradictions entre les professionnels agissant. Miralles a fait valoir que la journée du 26 octobre 2023 a été marquée par une surcharge de travail, ayant enchaîné les procédures depuis sept heures du matin sans relève technique. Selon son récit, il serait parti quelques minutes pour se nettoyer le visage, laissant le patient sous la surveillance de son assistant, Alejandro Aguiar. Cependant, les déclarations contenues dans l'enquête préliminaire contredisent ce schéma temporel : les témoins estiment que l'absence était bien plus importante et les rapports médico-légaux ont déterminé que les graves lésions cérébrales de la victime sont incompatibles avec les manœuvres de réanimation immédiates que l'anesthésiste prétend avoir menées.
Des ampoules frelatées et la feuille de route que le SMI a tenté de cacher
L'aspect le plus opaque du témoignage de Miralles réside dans l'administration de stupéfiants lors de l'intervention chirurgicale. La prescription officielle pour la procédure prévoyait cinq flacons de fentanyl, bien que la dose standard appliquée au patient ne nécessitait que trois unités. Le médecin a tenté de détourner la responsabilité pénale en alléguant que l'écriture manuscrite sur le document appartenait à son assistante et a mis en doute le fait que l'audit interne du Sanatorium américain (SMI) n'ait pas avancé le personnel soignant pour déterminer la destination des deux flacons manquants. A cette négligence avec des médicaments très dangereux s'ajoutait l'omission de remplir la fiche d'anesthésie le jour du malheur, un oubli que le professionnel justifiait sous l'étiquette de « tourbillon et folie » du moment.
La controverse ne s’arrête pas entre les murs du centre de santé et a déjà atteint le niveau de l’éthique et de la politique nationale. La décision de la ministre [cristina lustemberg] de réduire l'interdiction professionnelle de Miralles de cinq à trois ans – contre les critères initiaux des services techniques du MSP – a provoqué une réaction immédiate de la mère de la victime, qui a dénoncé formellement le leader et le médecin devant le Tribunal d'éthique médicale. Miralles a nié tout type de lien politique ou personnel avec Lustemberg ou avec la directrice de la coordination, Zaida Arteta, attribuant le bénéfice à un examen technique strict du contexte et cataloguant les allégations comme faisant partie du « fil syndical » qui prévaut dans les syndicats médicaux. Avec une condamnation pénale ferme mais un discours d'innocence publique, cette affaire continue d'éroder la confiance du public dans le contrôle de l'État sur la pratique médicale.
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