L’ONU a dénoncé vendredi l’Iran pour son recours systématique à la peine de mort, la qualifiant d’« outil d’intimidation de l’État ». Selon le Bureau des droits de l'homme de l'agence, le pays a exécuté au moins 841 personnes entre janvier et 28 août 2025, avec une nette augmentation au cours du mois de juillet, mois au cours duquel 110 cas ont été enregistrés. Ce rebond double le chiffre du même mois de l’année précédente et renforce l’inquiétude internationale concernant le modèle actuel de répression.
La porte-parole de l'ONU, Ravina Shamdasani, a affirmé que les autorités iraniennes ont ignoré les appels répétés à rejoindre le consensus mondial visant à éliminer la peine de mort. Il a souligné que les chiffres de cette année confirment une augmentation significative des exécutions au premier semestre 2025, reflétant un recours prévu à ce châtiment contre les groupes vulnérables, notamment les minorités ethniques et les migrants.
Dans son discours, Shamdasani a souligné que l'application de la peine de la mort en Iran a un impact disproportionné sur des secteurs historiquement discriminés. Le responsable a expliqué qu'il y a actuellement onze personnes dans le couloir de la mort. Six font face à des accusations de « rébellion armée » liée à l'Organisation des Moudjahiddines du peuple d'Iran (OMPI), tandis que cinq autres sont condamnés pour leur participation aux manifestations de 2022, qui ont vu le jour. après la mort sous la garde de la jeune femme kurde Mahsa Amini, arrêtée pour avoir prétendument mal porté son voile.
Le porte-parole a souligné que la peine de mort est incompatible avec les principes fondamentaux du droit à la vie et à la dignité humaine, car elle crée un risque permanent d'exécution de personnes innocentes. « Cela ne devrait jamais s’appliquer à des comportements protégés par le droit international des droits de l’homme », a-t-il déclaré fermement.
De même, il a réitéré la demande des Nations Unies Unis avec le gouvernement Iranien à arrêter immédiatement l'exécution de ceux qui attendent leur condamnation définitive. Shamdasani a rappelé que le Haut-Commissaire du ONU pour les droits de l'homme, Volker Turk, avait déjà exhorté Téhéran à imposer un moratoire sur le recours à la peine capitale, proposant cette étape comme une condition indispensable à l'abolition définitive.
La plainte internationale place une fois de plus la situation des droits humains en Iran au centre du débat mondial. À l’heure où la plupart des pays s’efforcent d’éliminer la peine capitale, la politique iranienne reste un revers notable. L'ONU insiste sur le fait que les États doivent adopter des engagements clairs pour protéger la vie et garantir des procédures judiciaires compatibles avec les normes internationales.
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