Deux femmes d'Artigas sont accusées d'appropriation présumée de nouveau-nés
Une enquête ouverte par le INAU a conduit à l'inculpation d'un avocat et d'un assistant de service pour prétendue appropriation de bébés à l'hôpital Artigas. L'affaire, qui avait déjà donné lieu à des condamnations antérieures contre deux infirmières, s'étend désormais avec de nouvelles mesures de précaution et des liens familiaux qui approfondissent le complot.
L’origine de la plainte : veille sociale et alerte institutionnelle
Tout a commencé fin mai, lorsque les travailleurs sociaux de l'Institut pour l'enfance et l'adolescence de l'Uruguay (INAU) ont détecté une situation irrégulière lors du suivi d'une femme enceinte. Selon le reportage, une infirmière lui aurait proposé de l'argent en échange de son bébé une fois né. La plainte a activé les protocoles de protection et a ouvert une information judiciaire toujours en cours.
Condamnations antérieures : deux infirmières condamnées en octobre
Le 14 octobre, deux infirmières ont été condamnées pour leur implication dans cette affaire. L'un d'eux, de nationalité brésilienne, travaillait dans une mutuelle à Artigas et a été condamné à 23 mois de probation, dont trois mois d'assignation à résidence de nuit et six mois de travaux d'intérêt général. L'autre, uruguayen et responsable de l'ASSE, doit purger quatre mois de probation. Tous deux ont été contraints de porter des bracelets électroniques à la cheville par mesure de contrôle.
Nouvelles accusations : liens familiaux et responsabilités partagées
L'enquête a progressé et maintenant deux nouveaux accusés ont été ajoutés : une avocate, fille de l'infirmière uruguayenne déjà condamnée, et une assistante de service de 60 ans qui travaillait à l'hôpital par l'intermédiaire d'une entreprise externalisée. Tous deux ont été formalisés pour le délit d’appropriation d’enfants et d’adolescents à des fins d’adoption.
Dans le cadre des mesures de précaution, ils doivent établir une adresse et maintenir une distance avec les victimes pendant au moins 90 jours. L'accusation continue de rassembler des preuves pour déterminer l'étendue du réseau et d'éventuelles responsabilités supplémentaires.
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